Notre Village : Montauroux

MONTAUROUX : Notre village . . .

La commune de Montauroux se situe à l’est du département du Var, et fait partie de l’un des neufs villages perchés de la communauté de communes de Fayence. Les habitants sont appelés les Montaurousiens et sont au nombre de 6500 environs.

Au milieu du XIXème siècle, la communauté de communes était étendue jusqu’au massif de l’Esterel et ne formait qu’un territoire.

Autrefois ce territoire était nommé « territoire de Callianus », et est devenu « Pays de  Fayence ». Le nom de « Fayence » est issu de l’exploitation du « Fayard », hêtre commun qui servait pour la menuiserie et l’ébénisterie.

 

Quant au nom de « Montauroux », il s’explique par deux thèses :

- une thèse historique, le Mont ou Pierre d’Aurosa, chevalier, est venu juger et poser une pierre pour construire une forteresse en 1040 ;

- une thèse locale et populaire, qui se lie à la langue provençale puisque « monte Aurosa » signifie « les monts exposés au vent ».

           

Montauroux est construit de manière défensive autour de la forteresse, et est protégé du mistral car il s’étend sur une barre rocheuse de calcaire. Le village a été construit sous forme d’un « embryon » qui ressemble à la forme d’une serrure. A une époque, le seul moyen d’accès à notre région était l’accès par la Siagne (fleuve frontière de 42km).

Le village est encerclé de collines (massif du Tanneron, massif de l’Esterel dont le Mont Vinaigre, et rocher de Roquebrune). L’Esterel (du latin ester qui signifie « rocher escarpé » et sterilis « pauvreté des sols ») est un rocher stérile de couleur rouge due à la présence d’oxyde de fer. Le nom du « Mont Vinaigre » vient d’une plante appelée « Sumac » qui pousse et change de couleur. Le Mont Lachens est le plus haut sommet de la commune, sa couleur blanche est due à sa présence de calcaire.

Montauroux est le seul village parmi ceux du Pays de Fayence à ne pas être regroupé aux autres et à ne pas être visible de la plaine. Montauroux était la sentinelle et surveillait l’entrée du territoire, il ne fallait pas être vu par ce côté mais bel et bien pouvoir surveiller toute arrivée ou toute intrusion (le Comté de Nice et les savoyards par exemple étaient considérés comme des étrangers).

A proximité de l’Office de Tourisme, se trouve le « Balcon de L’Esterel », une table panoramique est disposée pour admirer une vue à 180 degrés sur les collines citées précédemment.

La commune était sous le signe de l’agriculture et de l’élevage des moutons. Une création de murets a doublé la surface de terre, dans le but de garder un terroir et une chaleur particulière.

Il y a également une forte présence d’arbres fruités (olives, figues), l’olive servait pour éclairer les maisons (huile de recense), se nourrir et à fabriquer des cosmétiques. Sur le chemin Bigare, on peut y retrouver des cerises et vignes, et aux alentours des légumineuses (pois chiches, haricots procus).

Egalement à côté de l’Office de Tourisme, La Place du Clos (province Claudura qui signifie « clôturer ») servait autrefois pour y parquer les moutons qui vivaient au rez de chaussée des habitations.

A gauche de l’hôtel de ville, la première fontaine publique a été construite en 1875, à l’emplacement où se trouvait la chapelle St-Antoine détruite en 1847. Le marquis de Grasse, fort orgueilleux, venait à Montauroux à cheval et se servait de la chapelle comme vestiaire pour se faire beau. Autour du village se trouvent une dizaine de fontaines.

L’église Saint-Barthélemy est un édifice qui date du XIIème siècle, et agrandi à la fin du XIVème siècle. Saint-Barthélémy (patron du village depuis la fin du XVIème siècle) est l’un des douze apôtres et apparaît dans les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc. D’après la Légende Dorée, il fut d’abord crucifié la tête en bas, puis écorché vif avant d’être décapité. Son attribut est la dépouille de sa propre peau, ainsi que le grand couteau qui servit à ce supplice.

L’église a un plan simple et une nef unique. Réalisé par Galli et Coste en 1859 (vie religieuse), le chœur présent au sein de l’église orné d’une fresque représente les quatre évangélistes et St Barthélémy.  Le reliquaire représente l’économie d’autrefois, il fallait mettre un sous.

A la sortie de l’église, en tournant sur la droite, on appelle la montée « Christian DIOR » qui débouche sur une grande aire pavée où auparavant était battu le blé au fléau. Il s’agit ici de l’endroit le plus haut du village (390m), et le plus ancien où se trouvait la forteresse. Elle fut détruite en 1592 suite à la bataille de Montauroux armée par le Duc Eperon. Les soldats se cachaient dans la forteresse pour ne pas être vus, mais les boulets de canon disposés autour ont tout détruit.

Tous les ans la fête de St-Barthélemy se déroule le 24 août. Une saynète symbolique est passée, une poupée est cachée dans le village et doit être trouvée. Elle est ensuite ramenée par deux soldats pour finir pendue et incinérée.

 

En 1603, le marquis de Montauroux prend les ruines de la forteresse, car il était contre la réforme de l’Eglise qui affirme autorité et pouvoir (création du catéchisme). De 1633 à 1638, les habitants et la confrérie des pénitents blancs ont utilisé les pierres (ruines) de la forteresse pour construire la chapelle.

Dans sa jeunesse, Christian DIOR passe aux alentours de Montauroux. Son père allait dans les régions agricoles pour vivre, et a décidé de s’installer et de rester à Callian (ville voisine de Montauroux). DIOR vient fréquemment à Montauroux et s’engage à acheter la chapelle s’il aura de l’argent. Plus tard, promesse tenue il l’acheta et participa à la vie commune (en restaurant et dessinant des statues et robinets en col de cygnes par exemple). Il participa également aux fêtes locales et fut élu comté. Il ne comprend pas pourquoi des taxes sur les chapelles sont à payer, il décide alors de payer un acte de notariat pour rendre la chapelle à la commune de Montauroux en 1953. Il est mort en 1957 et repose actuellement au cimetière de Callian.